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Melissa la menteuse

L’histoire est inspirée par un récit des 1001 Nuits (le Gâteau Echevelé au Miel d’Abeilles), l’univers de Claude Ponti...et la vie de tous les jours. Les airs sont extraits du répertoire pour harpe, essentiellement français, du début du XXe siècle. Dans Melissa, mots, gestes, images et musiques  se rencontrent, se confrontent, se répondent et se mêlent.

Melissa, c’est d’abord, comme pour chacun de nous, une histoire d’amour, la rencontre “à l’époque” entre un monsieur et une dame, ce qu’on en sait, ce qu’on en imagine. Fille désirée d’un portier et d’une directrice de courant d’airs, Melissa n’en vit pas moins dans un monde parfois rude. Témoin de l’anéantissement progressif de ses parents sous un travail toujours plus difficile, elle se retrouve contrainte de se chercher une nouvelle manière d’être, d’autres mots pour se raconter, un jardin imaginaire.

 

Entre rêve et réalité, grand-guignol et poésie, du bluff aux larmes, Melissa va partir, rencontrer le Génie de la Dernière Larme, un cuisinier féroce, Sa Majesté et Sa Nourrice, avant de se trouver enfin face à elle-même, ou si ce n’est elle, une Autre qui lui ressemble tant...et c’est en jouant qu’elle rejoindra son jardin.

Melissa, c’est un clin d’oeil, ou une caresse, au menteur qui sommeille en chacun de nous, à celui ou celle que nous avons été, à l’envie qui pourrait nous reprendre de rendre la vie plus belle d’un coup de peinture rose.

Réalisation :

Claire Heuwekemeijer, conteuse

Julie Sicre, harpiste

Nom de Bleu

Ça n’est pas de sa faute, c’est la faute à personne : quand elle est venue au monde, on  ne lui a pas trouvé de nom ; tous les stocks étaient épuisés, tous les tiroirs étaient vidés (toutes les places étaient prises).

Ça n’empêche pas de grandir, ça pèse juste un peu lourd, souvent : qui vous appelle, qui vous choisit, qui pense à vous quand on ne s’appelle rien du tout ?

Parfois, quand elle est triste, elle appuie son front contre la fenêtre ; au loin, dans l’horizon bleuté, elle regarde les montagnes, et juste au-dessus, une voix semble surgir de la brume, qui dit : « Ton prénom se trouve là-bas. Va jusqu’aux montagnes bleues. »

Un jour où, une fois de trop, on l’oublie, elle se décide : elle va le faire, son voyage, elle va aller chercher son nom.

 

Dans cette histoire, il y a des rencontres, beaucoup de rencontres : il y a le tapis persan du salon, la pendule neuchâteloise, Monsieur Grumeau qui habite en-dessus, une dame aux ongles trop roses pour ne rien cacher dessous, le Roi Ketchup et toute sa suite, il y a des rires et des soupirs, des frissons et des pirouettes, il y a un piano, un violon, une voix, des mots et des musiques qui se répondent et se rejoignent, des airs à découvrir du répertoire classique et contemporain, des histoires vieilles comme le monde rapportées en bouche-à-oreille – tout cela servi avec bonheur, tendresse et générosité par la Compagnie ContaCordes.

Réalisation :

Claire Heuwekemeijer, conteuse

Valérie Bernard, violoniste

Katja Gafner, pianiste

Vivaces Fugaces

Dans un jardin, Lubin - bon-à-rien patenté,  apprenti-jardinier par nécessité - veille et rêve. Au détour d’une souche, d’un bosquet, de la terre noire, des femmes lui apparaissent, et leurs histoires se déroulent.

Leurs chemins, ceux de Lubin, et les nôtres viennent à se ressembler parfois - et quand la rose de Lubin fleurit enfin, est-ce lui qui la fait éclore, ou l’inverse ?

Des histoires venues d’ailleurs, des airs de Prokoviev, Lutoslawski, Kreisler, Schubert...servis par la Compagnie ContaCordes.

Réalisation :

Claire Heuwekemeijer, conteuse

Valérie Bernard, violoniste

Katja Gafner, pianiste

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